Expéditions

Rivières lointaines

Au Maroc, au Chili, au Canada (Magpie), au Kirghizistan jusqu'au Grand Canyon du Colorado partez à la découverte d'un pays ou d'une région. Pendant une durée d’ une semaine ou plus vous vivrez au rythme de la rivière, des bivouacs, des rencontres. La descente de rivière à l’étranger, une façon de voyager au fil de l’eau.

Comme les plus belles des montagnes, les rivières  interpellent, elles aussi, un imaginaire lié à une expérience, une histoire, un personnage.  Sans être un « River Runner » confirmé, on est tous sensible aux milles facettes de ce milieu naturel d’exception.

Certains seront charmé par la quiétude d’un  bivouac dressé sur une rive, le moment d’embarquer lors d’une nouvelle étape en se laissant portée à nouveau par les flots,  l’accès à des sites inaccessibles autrement comme vierge, surprendre le quotidien des riverains, sans oublier tout de même le plaisir de partager en équipage  le franchissement d’une belle section de rapides.

Notre sélection :

Dresser une liste exhaustive des plus belles rivières n’est pas aisé, elles sont si nombreuses, si différentes, ambassadrices d’ un continent, d’un écosystème, d’une structure minérale, de son usage locale, la mémoire des générations d’explorateurs.

Mais avant de vous présenter cette sélection et pour reprendre la comparaison avec les sommets légendaires, on peut cité Sir Edmund Hilary, le premier vainqueur de l’Everest, qui, lorsqu’on lui demandait « Pourquoi grimpez-vous les montagnes ? » il se plaisait à répondre laconiquement « Parce qu’elles sont là », on pourrait aussi, en pensant à l’avenir des rivières, de leur intégrité actuelle, face à certains projets qui négligent l’importance qu’elle représente à nos yeux,  en sursis elles le sont, surtout dans les pays « émergeant » sollicité par ce monde de profit où la libération de l’énergie l’hydroélectrique, les visent comme cible,  une littérature comme celle porté par Edward Abbey « Le Gang de la Clef à Molette » contre le projet du barrage Hoover sur le Colorado ou avec la filmographie de John Boorman avec « Délivrance » et la « Forêt d’Emeraude »  affirme depuis longtemps la fragilité de ce biotope.

Il faut souligné tout de même qu’au USA ce pays qui compte pas moins de 80.0000 retenues hydroélectrique, et qui depuis 25 ans aves la destruction 1100 barrages, on constate que le flux naturel rétablit la santé de la rivière,  revitalise la faune, les poissons, restructure les zones humides, les espaces inondables, stockant et filtrant cette ressource, avec effet tampon considérable en période d’inondation, et reconnecte tout simplement les communautés avec leur milieu

Alors soyons nombreux à les découvrir, les fréquenter, les contempler, les défendre pour soutenir leur conservation, et si cette question vous est posé «Pour quoi les naviguer ces rivières ? » vous pouvez répondre tout simplement « Parce qu’elles sont encore, belles et bien  là !

Zambezi River ( Zimbabwe/Zambie)

Cours d’eau frontalier entre le Zimbabwe et la Zambie, c’est à Victoria Falls que ce fleuve large de 1700m en aval des Chutes se précipite entre les Basaltes de Batoka Gorge,  seulement large de 40 à 60 m ! Les rapides s’enchaînent au fond de ce canyon profond de 250m où la navigation « High Volume » s’impose.

Sur la première journée, la plus exploité commercialement, c’est pas moins de 18 rapides majeurs, caractériels ils le sont c’est pourquoi ils portent tous un nom des  plus évocateurs, Stairway to Heaven, Devil’s Toilet Bowl, Gullivers Travels avec une sortie surnommé Land of Giants, puis Commercial Suicide imposant un portage au descente commercial mais où les Safety Kayak eux s’y mesurent,  puis Overland Truck Eater,  The Mother…quelle vague, et pour finir en beauté avec Oblivion où les plus belles images de raft brasser par cette déferlante et surfant en mode rodéo c’est  la place !

Le plat qui  précède chaque rupture de pente, décuple la violence soudaine des mouvements d’eau, c’est une levée de rideau à chaque étape, on en devient très vite addict, la satisfaction d’avoir tenu la belle ligne, de s’être confronter à celle plus osé,  un open bar de doses d’adrénaline !

S’être confronté dans la journée à la « Heroes Pass »  pour les plus téméraire ou petit bras dans la « Chicken Pass »,  le plus souvent vous êtes filmé et le soir autour d’une bière la vidéo sera juge de la plus grosse « rooste », du plus long surf…

Possibilité de rallonger le Trip en 2-3 jours, pour trouver un Zambèze beaucoup moins fréquenté et profité de la quiétude de bivouacs grandioses comme celui en aval de Moemba Falls . Sections composé de beaux rapides entrecoupés de plats fréquentés par une faune plus riche comme les oiseaux et les Hippos

Cette rivière  est impressionnante mais en la pratiquant elle est réellement amusante, des mouvements d’eau puissants  certes mais dans une eau avoisinante les 30°, comme dans son bain on s’y sent bien.

Sa faune, son histoire, avec l’explorateur Livingstone et une culture africaine attachante, une expérience inoubliable vous est offert.

Grand Canyon Colorado : Septembre 2017-18...!

Rivière mythique par excellence, un voyage dans le temps, par sa géologie, la force des flots du Colorado ont mis à jour au fond des gorges des couches géologique âgées de 1,7 Milliards d’années, on y découvre des vestiges du peuples Anasazi qui y vécurent jusque vers 1300 pour disparaître sans qu’on sache réellement les raisons.

Le lieu porte l’esprit de l’épopée épique de la descente du Colorado comme cette vieille barque en acier près de Bass camp, datant de 1915, mémoire de cette saga débuté en 1869 par l’explorateur John Wesley Powel,  vétéran de la guerre de sécession, qui fût le premier homme à  naviguer en Doris (barque en bois). Seulement la moitié de l’expédition survécu, le reste préférant  quitter l’équipe, pour tenter de sortir du canyon par le « haut » et qui malheureusement pour ne plus réapparaitre, certains pensent aux indiens, à la merci des conditions du désert d’Arizona.

De nos jours il y a la possibilité de s’engager sur ces flots avec un minimum de 7 jours entre Lees Ferry en aval de Marble Canyon, tout près du barrage Hoover  pour descendre jusqu’à Diamond Creek. Les rapides sont généreux, vagues et rouleaux puissants, légendaires comme Lava Falls, Crystal, Hermit Rapid,  des bivouacs grandioses, des treks comme celui d’Havasu rendant ce lieu magique !  Privilégié tout de même l’accès par permis privé pour organisé vous même à l’aide de prestataires logistique, que par une organisation commerciale lourde moins intimiste qui atténuera l ‘imprégnation de  l’harmonie ces lieux. L’automne est  la période propice pour la jouer à « Into the Wild ».

Le briefing qui vous est imposé par les rangers pour les consignes, vos obligations peuvent paraître strictes mais vous serez impressionnés par ce lieu préservé, dressé sont bivouacs sur des plages intactes comme vierge sans aucune trace de cette fréquentation de plus de 20.000 pers. par an, pousse à une reconnaissance certaine de leur système de conservation.

Depuis 2006, c’est par loterie que vous pouvez obtenir plus facilement le saint Graal, l’ancien procédé par liste d’attente donnait 25 ans de délais…

Apurimac (Perou-source de l'Amazone)

L’Apurimac c’est naviguer sur la plus lointaine source de l’Amazone,  c’est une aventure sauvage totale au cœur d’un canyon profond de 3000m, c’est un mélange de rapides exaltants et de paysages impressionnants,  des formations rocheuses spectaculaires blanchis et sculpté en période de pluies amplifiant les niveaux de la rivière à des dizaines de mètres. Ce sont des plages immaculées, une faune rare, loutre, puma, ours andins, condor. Il est des rêves d’un amateur où l’aventure devient réalité.

Sa proximité avec l’ancienne capitale Inca de Cuzco favorise une ambiance particulière et un respect à ces lieux. La navigation est tout de même intense, on navigue au milieu d’un chaos gigantesque sur des eaux à mouvement volumineux. Les guides de rivières sur cette rivière sont réputés et on se bat pour les conserver.

Avec un minimum de 3 jours, cette descente dans le « Black Canyon » rend cet accès possible à un des trésors naturels cachés de ce monde.

Rio Guayuriba (Colombie) :

RIO GUAYURIBA est forme par le rio Blanco dont 20 km de classe III à IV et le rio Negro 15 km de classe IV-V de type plus engagé, les deux rivières se rencontre en mélangeant leur couleur a hauteur de Guayabetal petit village typique de la Colombie, colorié et animé à souhaits.

Cette rivière traverse plusieurs cañons de types tropicaux, ambiance « rain forest » , papillons , oiseaux, singes, jungle luxuriante et inaccessible autrement.

Climat humide par excellence de nombreux affluent rejoigne régulièrement le Guayuriba,  comme le rio Manzanare qui nous permet de le remonter en trek et nous plonger dans les vasques et ces cascades.

Les rivières colombiennes méritent réellement d’êtres reconnus, ce pays est chaleureux et ouvert à de très belles opportunités.
Ottawa River (Est Canadien)

Cordeau fluvial entre la province du Québec rive Est et celle de l’Ontario rive Ouest, entre francophone et anglophone nos pagaies perpétuent une navigation datant des premiers Coureurs de Rivières, appelé aussi « Voyageurs ».

Ce cours d’eau ouvrait des échanges dans ces contrées sauvages, il favorisait le commerce de la trappe. Les francophones l’appellent « rivière des Outaouais »,. Elle porte le nom d’une nation amérindienne faisant la traite des fourrures aves les premiers explorateurs français.

Ces eaux courent sur 1200 km entre le Lac Témiscamingue et le fleuve Saint Laurent.

De nos jours depuis 1970 on y pratique le rafting commercial de grands ampleurs, la plus grande compagnie de raft toutes confondus du continent Nord Américain y réside, elle embauche pas loin d’une centaine de guides sur les « fin de semaine » du printemps.

L’Ottawa River possède un relief typique du « bouclier canadien » et offre une succession de rupture de pentes, formant des rapides volumineux suivit de long plat en réception. Ce rythme procure une navigation sereine, en toute sécurité, au printemps c’est des vagues puissantes et massives.

L’été avec de l’eau avoisinante les 26°, c’est une succession de spots pour le kayak Free Style et des descentes en raft ludiques et agréables. La plupart des prestataires  pratique une logistique à la Nord Américaine pas forcément compatible avec nos habitudes « latine » mais reste un modèle de professionnalisme …privilégez plutôt les petites compagnies comme Owl Rafting, et ça sera  « l’fun au  boutte ! »

La Magpie (Est Canadien)

On est en mode expédition, à l’Est de cette belle province du Québec, sur la rive Nord du Saint Laurent. Dernier préparatif, répartition du stock à Sept Iles pour un vol de 3 h en hydravion qui nous emmène plus en amont pour pagayer en parfaite autonomie sur 7 jours.  

Sensation inoubliable d’isolement, lorsqu’ après la dépose du groupe et le stock nécessaire sur la rive, on assiste au départ de  notre pilote de brousse, le voir s’éloigné, le bruit du moteur s’estompé, l’ultime lien de notre quotidien.

La Magpie, elle aussi, en voie de domestication, un projet hydroélectrique la menace. En la parcourant elle dévoile son côté sauvage,  des épinettes à perte de vue, les eaux couleurs tourbe, une immersion totale de l’esprit « coureurs des bois» ou plutôt « coureurs de rivières »,  on soigne la reconnaissance des rapides,  on se pli à la culture des portages , on améliore la technique de la cordelle pour éviter les infranchissables, les bivouacs et leur couchage moelleux sur les lichens frais, la cafetière «western » sur le coin du feux,  la rencontre probable avec les Ours Noirs.

A mi-parcours la traversée du Lac Magpie,  le petit thermique en vent arrière, une bénédiction, aidé d’une épinette en guise de mât, une toile comme voile, la pagaie comme safran, laissons nous porter.

Des parties de pêche miraculeuses de truites sauvages. Cette rivière exauce les vœux de notre plus chère enfance… vivre à la Davy Crockett.

Sun Kosi (Nepal)

On l’appelle ainsi, le reflet du soleil  sur les paillettes de mika illumine le sable de ces rives. Porté par la Bhote Khosi, ses eaux proviennent du Tibet.  Descendre ce cours d’eau au cœur des plus hautes montagnes procure un ébahissement d’être présent dans ce décor naturel gigantesque.  Ses atouts sont multiples,  ses  eaux ont sculptés son environnement,  elles rendent  aux rares villages leur autonomie, donne la vie mais aussi spirituellement est le symbole de l’ultime voyage. Tout est grandiose les affluents comme la Dudh Kosi parcours mythique dit extrême en kayak dans les année 70,  forme comme tant d’autres à la confluence avec la Sun Kosi,  des cônes de déjection de plusieurs kilomètres.

Une vision de démesure, les ponts suspendus,  les moulins de fortune sur les berges, les comptoirs à gués où les passagers, autour d’un thé, attendent patiemment pour une traversée sur de longs troncs évidés. Une succession de lieux attachants puis des passages sauvages où la nature peut paraître austère comme luxuriante. Cette rivière, le Népal, les népalais quelle générosité.

La meilleure saison de navigation est l'automne, c'est l'après mousson, et les rivières sont belles, très belles...

Assif Ahansal (Maroc) :

Navigables au printemps, c’est la nature qui s’éveille,  une symphonie de couleurs, la roche rouge, les champs de blé et  l’Atlas enneigé en toile de fond

Il faut choisir son versant au pays Berbères. C’est le contrefort nord, l’Anti Atlas, paisible, où ce royaume dévoile des rivières riches en eaux-vives.  Heureusement pour nous c’est au Sud plus fréquenté qu’ on y séjourne plus massivement pour d’autres activités.

Le bassin de l’Assif Ahansal avec l’Assif Meloul rend possible une descente sur 3 jours. Ce pays est dominé par l’austérité minérale,  le cours d’eau, lui, donne une vie luxuriante. C’est aussi l’occasion de découvrir la culture berbère, le quotidien immuable des villages, sans oublier avant de dresser le camp, la permission par cet accueil protocolaire du caïd, du chirr du village qui sera fier de vous présenter le grenier à grain.

Après la navigation on y découvre bien entendu le repas sous la tente berbère, les spécialités culinaire.

La navigation s’apparente au style alpestre, vive, à fort dénivelle, son lit  se dessine à travers de magnifiques gorges pour se terminer dans le lac de Bin El Ouidane.

On le répète trop souvent mais tout de même le Maroc un dépaysement total à 2 h de vol.

Futaleufu (Chili Patagonie)

Cette rivière vous porte au milieu d’une nature somptueuse, avec cette lumière  propre aux terres australes, les éléments naturels sont spectaculaires.

Ses eaux turquoise, profondes sont calmes, par moment et vous invitent à contempler tout autour les sommets enneigés, glaciers, volcans puis au milieu des falaises et des blocs des  rapides.  A travers des  vagues explosives, des rouleaux massifs, il faut tenir et réussir sa ligne. Les trajectoires sont techniques au milieux de Inferno Canyon comme Dynamite, The Perfect Storm puis plus tard Wild Mile, et le plus long de tous Terminator,. Mundaca, Tiburon, Casa de Piedra….

Vous apprécierez l’interaction du rôle des guides. Chaque Trip en raft, un kayak et un cata-raft s’assure que votre descente se joue dans les plus belles conditions  de navigation, un esprit d’équipe propre à ce genre de rivières engagées.

 Tout est époustouflant de beauté pure.

 Le quotidien des locaux correspondant à ce lieu isolé 8 mois de l’année de part les conditions climatiques. C’est pourquoi l’accueil qu’on vous exprime, cette relation chaleureuse propre aux Patagons, déclenche un attachement particulier à ces lieux. Le « Fou-Ta-Lè-Ou-Fou  »  comme on le prononce, est une des dernières grandes rivières navigables, au Chili. Un premier combat a été gagné en octobre 2014 par l’abandon d’un projet de trois barrages, suite à la pression d’organisation locales et internationales comme Futaleufú Riverkeeper, Ecosistemas et International Rivers…..pour combien de temps.

Dans les années 80 on venait au Chili descendre le BioBio, une rivière plus facile d’accès, sur laquelle on pouvait organiser 7 jours d’expédition, c’était une référence mondiale pour les River Runners, puis fin des années 80 un projet hydroélectrique la noyé. Depuis 1991 c’est le Futualeufu qui s’est développé. Les prestations annexes sont de la génération « Eco-lodge » , insolites, ils offrent une immersion totale à la magie, la beauté de ces lieux. C’est durant ces 4 mois de saisons d’eau-vive  de Décembre à Avril que vous pouvez en profiter.

Gauley River (USA)

Au milieu des Appalaches coule cette rivière, elle est renommé pour son festival depuis 1983 fêtant l’annulation de projet de barrages qu’aurait pu perturber l’accès récréatif de ces kilomètres de rapides renommé comme Pillow’s rock, Lost paddle ou Sweet Fall. Ce regroupement commémore ce combat d’un petit groupe de kayakiste, début des années 60, qui exalté après avoir découvrir ce parcours et qui par hasard dans une épicerie apprenaient que ce lieu était condamné par deux projets hydroélectrique. Leurs démarches ont prouvé que préservé une rivière était salutaire par sa fréquentation dans une région dévasté économiquement après la chute de la prospection minière.

Ce festival durant la période où la flore se part des couleurs de l’été indien, un moment de l’année où la plupart des autres rivières ne sont qu’un simple filet d’eau, des lâchers d’eau exceptionnel de la retenue de Summersville. Sur simplement deux weeks ends, ce lieu devient un véritable pèlerinage pour les mordus de la pagaie, et on se déplace de très loin du Chili ou de l’Alaska pour fêter l’événement. Des centaines de milliers de dollars sont collectés pour l ’American Whitewater qui l’utilise pour protéger et améliorer l’accès au cours d’eau à travers le pays.

Il faut vivre cet événement pour constater jusqu’où la passion de l’eau vive peut s’exprimé.

Mise à part cette effervescence,  les lieux respire l’ambiance typique des rivières des Appalaches. Région humide développe une végétation luxuriante,  cela procure tôt le matin où une légère brume glisse sur l’eau une ambiance propice à la découverte de ce Nouveau Monde.

La Kokomeren - Kirghistan : Septembre 2018

Il est de ces pays qui s’ouvre depuis une quinzaine d’année aux tourismes.

L’Asie centrale est une région fascinante à bien des égards. Chacun garde en mémoire le formidable rayonnement de cette région du temps de la Route de la Soie.

On en connaît moins les rivières, largement inexplorées, formidable terrain de jeu et d’exploration. Les importants massifs des Tien Shan et du Pamir Alai, prolongement occidental du grand arc himalayen, comprennent d’impressionnants sommets de plus de 7 000 mètres, de nombreuses rivières bénéficient de ces grands bassins versants. Au printemps les torrents sont très sportifs, il est préférable de les naviguer en été et l’automne.

La variété des paysages, steppes, canyons, hautes vallées, lacs et hautes montagnes fait de la Kirghizie un enchantement pour le voyageur. Cet enchantement est renforcé par l’incroyable hospitalité du peuple kirghize. L’espace d’une pureté exceptionnelle et d’un calme qui met en valeur le cri perçant de l’aigle royale d’Asie Centrale.

La yourte, les habitats vous seront toujours ouverts. Etonnant pour tout occidental, car chez nous cette hospitalité a depuis fort longtemps disparu !

La rivière Kokomeren à 70km au Sud de la Capitale, Bishkek, nous invite à découvrir cet univers. Ses eaux turquoise vous transportent à travers ces lieux et ces lointaines coutumes. On y traverse de vastes canyons élancés de cheminées de terre ocre, le “Bryce canyon” kirghize.

 Les journées de navigation se poursuivent sur des rapides de classe III à IV.  Certains bivouacs au bord de la rivière ne seront jamais trop loin des camps de yourtes où les nomades se sont établis pour passer l’été. Nous partageons avec eux quelques heures de leur vie (traite des juments, fabrication du koumis, fromages.).  Chanceux nous aurons peut être la possibilité d’assister au jeu favori des kirghizes le Ulak Tartysh. Le soir venu nous partirons avec le berger kirghize pour rassembler son troupeau dans l’enclos près de la yourte familiale.  Car le loup n’est pas loin !

Kaïtuna (New Zealand)

On se demande si le fait de naviguer en hémisphère Sud, la tête en bas, donne sur la Kaïtuna cette étrange façon de naviguer. Ici c’est le saut de chute en raft qu’il les distingue. Il faut reconnaître que Dame nature leur a servit un cours d’eau où cette pratique est favorisé et admise.

 Un réel aqualand naturel, purement ludique, composé de partie calme, où l’on s’amuse à surfer en raft, au milieu d’une nature luxuriante.

Puis subitement des chutes la plus belle de 7 m, où les compagnies de rafting invitent leurs équipiers a participé à ces défis acrobatiques.

Avant chaque passage de sauts lorsque le safety-kayak vient de franchir en premier et disparaître dans la brume de l’écume, le guide vous motive par une danse Maoris a franchir en équipage cette épreuve.

Here we go ! Vous y êtes, retenez votre souffle, le raft glisse, prends de la vitesse, puis vous retrouvez sous la surface de l’eau aéré par l’écume,

vous pouvez éclater à nouveau votre enthousiasme dans la lumière du jour et dans un souffle d'air votre plaisir de partager ce lieu.

Une ambiance particulière de naviguer sous cette voute végétale où la canopée filtre les rayons du soleil et étincellent les eaux claires et fraîches, des formations rocheuses volcaniques et les murs moussus du canyon  qui brillent avec l'humidité, on est entouré par la beauté de la nature.

Les bases de raft propose quasiment toute l'année des descentes, ce sont de petites structures de taille modeste facilitant cette esprit joueur.

Rio Usumacinta, le Grand Canyon Maya (Mexique)

L’une des fonctions premières d’une rivière, est celle de nous déplacer aisément dans des contrées difficiles d’accès, Le Rio Usamacinta incarne parfaitement cet usage pour découvrir sereinement son univers, une immersion en travelling le long de la jungle du Chiapas d’un côté et celle du Guatemala de l’autre.  C’est un voyage sur les traces de la civilisation Maya, on accoste à d’anciennes cités comme Yaxchilan, Piedras Negras.  On se prélasse sur les nombreuses sources d’eaux chaudes, sous en vol de toucan, au son des cris surprenants des singes hurleurs. Savoir que ces lieux où rode l’énigmatique Jaguar,  nous porte jusqu’aux rapides du Gran Cañon de San José.

Un voyage sur l’ Usumacinta fait partie des classiques dans le monde et à ne pas manquer, de tempérament lent ce cours d’eau nous invite plus à la contemplation qu’une lutte soutenue au milieu de  puissants rapides.

La région du Chiapas collectionne des merveilles naturelles comme Agua Azul et de nombreux cites mayas comme Palenque.